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'Abd Ur Rahmân Ibn Al Qâsim - عبد الرحمن ابن القاسم (d.191)

23 Janvier 2017, 16:11pm

Publié par at-tawhid.net

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Al Hâfiz Shams Ud Dîn Adh Dhahabî a dit de lui dans son Siyar A'lâm In Nubalâ° :

" 'Abd Ur Rahmân Ibn Al Qâsim, le savant de la région égyptienne et son mufti en chef, Abû 'Abdi Llâh Al 'Ataqî (par affranchissement) Al Misrî, le disciple de Mâlik. "

Al Qâdî 'Iyâd Ibn Mûsâ Al Yahsubî fit sa biographie en ces termes dans son Tartîb Ul Madârik :

" 'Abd Ur Rahmân Ibn Al Qâsim Al 'Ataqî (m.191) était l'un des compagnons de Mâlik.

Sa kunya était Abû 'Abdi Llâh. Ibn Waddâh a dit : " Ses origines remontent à Ramlah en Palestine, mais il vécut en Egypte. "

Ad Dâraqutnî a dit : " Il y avait une mosquée en Egypte connue sous le nom de Al 'Ataqâ. " Ibn Al Hârith a dit : " Elle est attribuée aux esclaves qui sont arrivés de Tâ°if pour voir le Prophète (que La Grâce et La Paix d'Allâh soient sur lui) qui les a affranchi. "

Son père travaillait à la chancellerie. Ibn Al Qâsim hérita d'une certaine somme d'argent de lui qu'il dépensa pour son voyage afin d'aller voir Mâlik. J'ai entendu dire qu'il dépensa tout son héritage pour cela.

Il apprit notamment auprès de Al Layth, 'Abd Ul 'Azîz Ibn Al Mâjishûn, Muslim Ibn Khâlid Az Zanjî, Bakr Ibn Mudâr, Ibn Ad Dârawardî, Ibn Zabîd, Ibn Abî Hazim, Sa'd, 'Abd Ur Rahîm, 'Uthmân Ibn Al Hakam et bien d'autres encore.

Asbagh, Sahnûn, 'Îsâ Ibn Dînâr, Al Hârith Ibn Miskîn, 'Îsâ Ibn Tâlid, Yahyâ Ibn Yahyâ Al Andalusî, Abû Zayd Ibn Abi-l-Ghamr, Muhammad Ibn Al Mawwâz, Abû Thâbit Al Madanî et Muhammad Ibn 'Abd Il Hakam apprirent auprès de lui. La plupart des transmissions de Muhammad Ibn Al Mawwâz et de Ibn 'Abd Il Hakam provenaient de quelqu'un qui rapportait de ce dernier. Al Bukhârî rapporta [des ahâdîth] de lui.

Parmi les éloges qu'ont fit de lui, Al Kindî a dit que Ibn Al Qâsim fut mentionné auprès de Mâlik et que ce dernier dit : " Qu'Allâh le préserve ! Il est tel un sac rempli de musc ! " Ad Dâraqutnî a dit aussi : " Ibn Al Qâsim, le compagnon de Mâlik, fut l'un des grands hommes de l'Egypte et l'un de ses jurisconsultes attitrés. "

Abû 'Umar Ibn 'Abd Il Barr a dit aussi : " La noble attitude était sa ligne de conduite et il était un homme accomplissant les bonnes actions, pauvre et endurant. Sa transmission du Muwattâ° est célèbre, avec peu d'erreur. Il était très précis dans ce qu'il rapportait de Mâlik. Mâlik fut interrogé à son sujet ainsi que sur Ibn Wahb. Il répondit : " Ibn Wahb est un homme de science ('alîm) et Ibn Al Qâsim un jurisconsulte (faqîh). ". "

An Nasâ°î a dit aussi : " Ibn Al Qâsim est fiable (thiqah), c'est un homme intègre. Gloire à Allâh ! Combien sont excellents les ahâdîth rapportés de Mâlik et combien sont ils célèbres ! Ils ne diffèrent pas d'une seule lettre et personne ne rapporta le Muwattâ° de Mâlik aussi parfaitement que Ibn Al Qâsim. Pour moi, personne parmi les compagnons de Mâlik n'était comme lui. " On lui demanda : " Et Ash-hab ? " Il répondit : " Ni Ash-hab, ni personne d'autre. C'était une merveille d'excellence, dans l'ascétisme, la transmission authentique, l'appréciation et le bon hadîth. [La qualité de] son hadîth témoigne pour lui. "

Ibn Wahb dit un jour à Ibn Thâbit : " Si vous désirez ce domaine, à savoir le fiqh de Mâlik , vous devez voir Ibn Al Qâsim . Il se consacrait corps et âme à cela pendant que nous étions occupés à d'autres choses. "

Aussi, Al Qâdî Abû Muhammad 'Abd Ul Wahhâb Al Baghdâdî préférait les avis de Mâlik rapportés via Ibn Al Qâsim. [Ibn Al Qâsim] lui tint compagnie durant longtemps et il ne fréquentait personne d'autre que lui si ce n'est pour quelque chose d'insignifiant. Puis Sahnûn se comporta de la même manière à l'égard de Ibn Al Qâsim, ceci ajouté à ce qu'ils possédaient comme excellence et connaissance.

Yahyâ Ibn Yahyâ a dit : " Ibn Al Qâsim était le plus jeune des proches de Mâlik en Egypte et le plus jeunes parmi eux dans la quête [de science], tout en étant l'un de ceux qui connaissait le mieux le savoir de Mâlik et le plus fiable [concernant ce que l'on rapporte de lui]. "

Ibn Hârith a dit : " Il était la personne qui détenait le plus le fiqh du madh-hab de Mâlik. " Et il a dit également : " Nous avons entendu les savants préférer Ibn Al Qâsim par rapport à l'ensemble de ses compagnons concernant la science des transactions. " Et Mâlik a dit [à Ibn Al Qâsim] : " Crains Allâh, tu te dois de transmette le savoir. "


Ahmad Ibn Khâlid a dit : " Ibn Al Qâsim ne possédait que le Muwattâ° et ce qu'il avait entendu de Mâlik. Il mémorisa cela très bien. "

Ash-hab a été interrogé sur Ibn Al Qâsim et Ibn Wahb. Il répondit : " Même si le pied de Ibn Al Qâsim avait été coupé, il aurait tout de même eu plus de connaissance du fiqh que Ibn Wahb. " L'animosité entre Ash-hab et Ibn Al Qâsim était grande, mais cela ne l'a pas empêché de dire la vérité sur lui.

Ibn Waddâh a dit aussi : " Personne de semblable à Ash-hab, Ibn Al Qâsim et Ibn Wahb vint auprès de Mâlik. Ash-hab était spécialiste du fiqh des réparations, Ibn Al Qâsim du fiqh des tansactions, et Ibn Wahb du fiqh du Hajj. "

Et Abû Ishâq Ash Shayrâzî a dit : " Il a combiné le fiqh et la finesse d'esprit. Il demeura auprès de Mâlik durant 20 ans. Il apprit le fiqh avec lui jusqu'à devenir comme lui. "

Concernant sa quête de savoir et comment il s'y est pris, Ibn Waddâh a dit : " Ibn Al Qâsim s'est instruit auprès des Egyptiens et des Syriens. Il chercha le savoir alors qu'il était quelque peu âgé et il n'alla pas auprès de Mâlik avant d'avoir appris auprès des Egyptiens. Il dépensa 1000 dînârs pour son voyage vers Mâlik. " Sahnûn confessa : " Je n'ai pas rejoins Mâlik jusqu'à savoir cela. "

Il dit à son fils Mûsâ Ibn 'Abd Ir Rahmân : " Veux-tu que je te raconte comment je suis parti à la quête du savoir ? " Il répondit : " Oui. " Il dit alors : " J'avais un frère et il débattait avec quelqu'un, puis fut convoqué auprès du sultan. Je le suivis jusqu'à ce qu'il rencontra le sultan, et ce dernier ordonna alors que l'on jette mon frère en prison, puis je l'accompagnai [jusqu'à sa cellule]. Après cela je me rendis dans une mosquée. Je portais des sandales pakistanaises et des vêtements teints en rouge. Lorsque les gens formaient des cercles pour étudier, j'étais distant avec eux et préoccupé pour joindre mon frère. Je suis partis ensuite pour rentrer à la maison, pris une paire de chaussures et mis un manteau différent de l'autre. Je me rendis à nouveau à la mosquée et m'assis dans mon coin, observant les gens. Ensuite je partis et allai dormir. C'est alors qu'un homme m'apparut en rêve et me dit : " Si tu aimes le savoir, tu dois être auprès de l'homme de science transcendant les horizons. " Je lui demanda : " Qui est l'homme de science qui transcende les horizons ? " Il me dit : " Ce maître-ci. " Et il y avait alors un grand maître, blond, avec une barbe épaisse. Puis je me suis réveillé. Le mois de shawwâl passa. J'engageai quelqu'un pour me conduire à La Mecque et partis faire le Pèlerinage avec des gens. Lorsque je suis arrivé à Médine, j'accomplis le ghusl et entrai à la mosquée [du Prophète]. Je vis que je me trouvais à l'endroit des ahl us saffâ où j'étais dans mon rêve. Mâlik Ibn Anas était alors là, et les gens autour de lui récitaient sous sa direction. Je reconnu qu'il était celui que l'on me nomma comme étant l'homme de science qui transcende les horizons dans mon rêve, et c'est ainsi que je me suis attaché à lui. "

Asbagh rapporta que Ibn Al Qâsim a dit : " J'ai appris des ahâdîth auprès des Egyptiens, puis j'ai voulu apprendre le fiqh, alors je me suis rendue auprès de Abû Shurayh. C'était un homme sage et juste. Je recherchais son conseil et lui dis : Je veux aller voir Mâlik. Il me répondit : " Combien le fiqh est précieux ! [Ceux qui s'y adonnent] vous dépouillent de toute orgueil. Allez-y, car l'oreiller de la connaissance est meilleur que l'oreiller de l'ignorance. " Puis il dit : " Je suis allé dormir après ça et j'ai rêvé qu'il y avait un aigle qui se posait sur ma tête (une autre version dit que c'était un faucon qui planait au-dessus de sa tête ou dans la chambre). Je l'ai attrapé et ait ouvert son ventre. Quelqu'un me dit alors : " Ne jette pas ses entrailles, elles contiennent un joyau ! " Le rêve fut interprété par Abû Shurayh ou Zayn Ibn Shu'ayb qui a dit : " Le faucon est le maître des oiseaux et le joyau est la connaissance. Il s'agit là d'un érudit dont vous devez quérir le savoir si vous vous rendez auprès de lui. ". "

Et Asbagh a dit aussi qu'il avait dit : " L'aigle est le maître des oiseaux et le savant est le maître des gens. Si votre rêve est véritable, vous irez vers la connaissance d'un érudit, donc craignez Allâh Abû 'Abd Ir Rahmân. " Il lui ordonna alors d'aller vers Mâlik et de rester auprès de lui, et c'est ce qu'il fit.

Et Ibn Al Qâsim a dit : " J'avais l'habitude d'écouter trois ahâdîth de Mâlik chaque nuit, avant l'aube, jusqu'à ce qu'il parte ensuite pour la mosquée, sans compter ce qu'il faisait entendre aux gens le reste de la journée. " Il est dit dans une autre version : " Je venais voir Mâlik dans l'obscurité juste avant l'apparition du jour et l'interrogeais sur deux, trois ou quatre questions. En ce temps, je ne cessais de voir mon coeur s'élargir. Je venais tous les jours avant l'aube. Une fois, j'ai posé ma tête contre sa porte et ne pouvant maîtriser mes yeux, je me suis endormi. C'est alors que Mâlik sortit pour la mosquée sans que je m'en aperçoive. Une esclave noire me mis un coup de pied et me dit : " Ton maître est sorti et il n'est pas inattentif à ta négligence. Aujourd'hui il a 49 ans, et il a toujours prié le subh avec les ablutions du 'ishâ°. ". " La femme noire pensait qu'il était son maître [avec un rapport d'esclavage, comme pour elle], tellement il le fréquentait énormément.

Il est également rapporté [qu'Il dit] : " Je suis resté près de la porte de Mâlik durant 19 ans. Je n'ai [pas commercé] durant toute cette période. " Et il a dit : " Alors que j'étais avec lui, on lui dit : " Viens voir un pèlerin venu d'Egypte. " C'était un jeune homme couvert d'un voile qui est venu à nous et salua Mâlik. Il demanda : " Est-ce Ibn Al Qâsim qui est avec vous ? " J'avais été remarqué. Il m'embrassa alors les yeux et je sentais un bon parfum venant de lui. C'était le parfum d'un enfant [qu'il avait auprès de lui]. Il se trouve que c'était mon fils. " Il avait quitté la mère (de l'enfant) alors qu'elle était enceinte de lui. Le nom du jeune homme était 'Abdu Llâh. Ibn Al Qâsim avait donné le choix à la mère lorsqu'il partit [pour Médine], étant donné que l'absence serait pour une longue durée et qu'elle avait choisit de rester [en Egypte].

Abû Zayd a dit aussi : " J'ai entendu Ibn Al Qâsim dire : " Personne ne doit être avare en matière de savoir et de réussite. Je faisais parti de l'assemblée de Mâlik et j'apprenais de lui. Si mes compagnons n'étaient pas là, ils m'interrogeaient sur ce que j'avais entendu et je leur répondait. Mais quand eux étaient présents et que je n'étais pas là et que je leur demandais [de me dire ce qu'ils avaient entendu], ils ne me disaient rien... ". " Et Ibn Al Qâsim a dit : " C'était comme si moi et Ash-hab suivions deux savants différents avec des divergences dans ce qu'ils transmettaient. " As Samadahî confessa : " A cause de cela, j'ai arrêté d'écouter Ash-hab. "

Ibn Al Qâsim entendit les 20 livres de Mâlik ainsi que son livre sur les questions relatives aux transactions et aux contrats [récités de vive voix par Mâlik lui-même].

Concernant son mérite et son adoration [d'Allâh], son ascétisme et son pieux scrupule, ses miracles et diverses autres choses [...] Sahnûn a dit : " Mâlik était le shaykh de Ibn Al Qâsim en matière de science. Pour ce qui concerne la piété, son maître était [son oncle] Sulaymân Ibn Al Qâsim. " Et Ibn Al Qâsim a dit d'eux deux : " Deux hommes que j'ai suivi en matière de religion : Sulaymân pour ce qui concerne la piété, et Mâlik pour la science. "

[...] Asad [Ibn Al Furât] a dit : " Ibn Al Qâsim avait coutume de réciter l'intégralité du Qur°ân à deux reprises, à savoir chaque journée et chaque nuit. Il laissa la récitation de côté lorsque je suis venu auprès de lui dans le but de revivifier la science. "

[...] Yahyâ a dit : " Nous discutions un jour à propos de certaines choses, en compagnie de Ibn Al Qâsim. Nous tous affirmions que le pieux scrupule est la chose la plus difficile dans la religion. Ibn Al Qâsim dit alors : " Je ne pense pas qu'il s'agisse de cela. " Je lui demandais : " Et qu'est-ce donc Abû 'Abdi Llâh ? " Il répondit : " Il nous est ordonné [de faire telle ou telle chose] et interdit [d'en faire d'autres]. Quiconque fait ce qui lui est ordonné et délaisse ce qui lui est interdit, voilà le plus scrupuleux des gens. ". "

On lui demanda : " Ô Abû 'Abdi Llâh, ce qui est lourd pour les autres t'es lumineux. Quelle chose trouves-tu la plus difficile dans ce domaine (la religion) ? " Il répondit : " Je n'ai rien trouvé de plus dure pour moi que d'être constant dans la veillée pieuse de la nuit. "

[...] Ibn Al Qâsim confia : "Je me rendis un jour à Alexandrie et j'avais une certaine somme avec moi. Nous stationnions dans un endroit risqué et j'ai préféré rester éveiller afin de surveiller la somme d'argent. Au milieu de la nuit apparut un homme vêtu de blanc siégeant sur une mule grise. Il traversa la mer, s'arrêta près de notre bateau et me dit : " Dors fils de Al Qâsim, nous allons te protéger. ". " Et Ibn Al Qâsim dit à Al Hârith : " N'en parle à personne tant que je suis en vie. "

Dans une autre narration il est précisé que la somme était de 10 000 dirham et que le cavalier lui dit : " Mon Seigneur m'a envoyé auprès de vous pour garder cette somme pour vous, dormez donc en toute sécurité. " Quand je me suis réveillée, je l'ai vu nous tourner autour. C'était son habitude pendant trois nuits jusqu'à ce qu'il atteigne Alexandrie. "

[...] Yahyâ Ibn Yahyâ a dit : " Ibn Al Qâsim se rendit dans l'un des déserts d'Egypte et devint assoiffé. Un des gouverneurs était sorti pour une promenade. Il ne s'écoula que peu de temps avant que ses animaux s'arrêtèrent et refusèrent de bouger. Il les frappa mais ils n'avancèrent toujours pas. Il dit à quelqu'un qui l'accompagnait : " Qu'est-ce que cela ? Informez-vous en ! " Ils regardèrent aux alentours et dirent : " Il y a quelqu'un ! " Il dit : " Questionnez-le. " Ils le questionnèrent et [Ibn Al Qâsim] dit : " Je suis assoiffé. " Il lui donnèrent à boire et c'est alors que les animaux acceptèrent d'avancer de nouveau. "

[...] Al Hârith a dit : " Ibn Al Qâsim n'acceptait pas les dons du sultan. Il avait des dettes mais gagna suffisamment d'argent grâce aux cours qu'il dispensait pour les rembourser. " Il avait coutume de dire : " Il n'y a aucun bien à être proche ou habitué des gouverneurs. " Au début il allait les voir, mais après il arrêta de faire cela.

Sahnûn a dit : " J'ai souvent entendu de lui : " Méfiez-vous de la servitude des hommes libres. " On l'interrogea sur le sens de cela et il dit : " Beaucoup de frères (avoir beaucoup d'amis). " Il n'a jamais assisté aux funérailles de quelqu'un et ne quittait jamais la mosquée. Il rapporta aussi la parole de Sulaymân Ibn Al Qâsim : " Ne vous chargez pas pour quelqu'un d'autre de ce dont vous ne pouvez vous charger pour vous-même. ". " Et [Sahnûn] a dit aussi : " La cause de la mort de Ibn Al Qâsim a été qu'il fit le ghusl avec de l'eau trop froide [alors qu'il était âgé] car il ne voulait pas qu'elle soit chauffée pour lui par quelqu'un car [en ce temps là] c'était [possible à cause d']une saisie illégale par un des omeyyades. "

[...] Il dit aussi : " Abû Muhammad Ibn Abî Zayd rapporta que Ibn Al Qâsim avait l'habitude de donner la moitié de sa récolte en aumône. Il la partageait en petite part et lorsqu'un mendiant l'accostait, lui donnait un petit paquet qu'il avait préparé. Il vendait la moitié de cette récolte pour l'année et achetait des dates avec, afin de les donner aux mendiants, date par date. " Abû Muhammad dit aussi : " C'était comme s'il concevait que c'était là le moindre de son devoir et la quantité la plus appropriée, car il craignait de laisser un mendiant sans rien. C'était par mesure de précaution [qu'il donnait à chacun une seule date, afin de toujours avoir quelque chose à donner aux mendiants tout au long de l'année]. ". "

[...] Ibn Wahb a dit lorsque Ibn Al Qâsim mourut : " Il était mon frère et mon compagnon de route dans cette mosquée pendant 40 ans. Je ne suis jamais venu dans cette mosquée le soir ou le matin sans que je m'aperçoive qu'il m'avait précédé. "

[...] Il est rapporté qu'alors qu'on récitait le Muwattâ° à Ibn Al Qâsim, il se leva durant un long moment, puis s'assit de nouveau. On l'interrogea sur ce qu'il venait de faire et il répondit : " Ma mère est venu pour me demander quelque chose, elle était debout et donc je me suis mis debout quand elle était debout. Lorsqu'elle fut partit, je me suis rassis à nouveau. "

[...] Ibn Waddâh a dit : " Les Andalous racontaient des ragots entre Ibn Al Qâsim et Ash-hab jusqu'à détruire la bonne entente qu'il y avait entre les deux. Ash-hab alla jusqu'à jurer de partir pour La Mecque si jamais il adressait de nouveau la parole à Ibn Al Qâsim, mais il regretta cela et voulut partir à La Mecque [pour expier son serment et reparler à Ibn Al Qâsim]. Lorsque Ibn Al Qâsim entendit cela, il dit : " S'il rompt son serment et part, je partirai aussi avec lui. " C'est ainsi qu'ils partirent ensemble et accomplirent le Pèlerinage avec 'Îsâ Ibn Dînâr qui se joignit à eux. "

Yahyâ a dit : " J'ai entendu Ibn Al Qâsim maudire deux Andalous qui semaient la zizanie entre lui et Ash-hab. Je l'ai ainsi entendu dire : " Ô Allâh, trouble-les à travers leurs efforts et ne leur accorde aucun bénéfice dans leur transport. " Lorsqu'ils moururent, cela fut connu les concernant. "

On a rapporté que Ibn Al Qâsim et Ash-hab divergeaient sur les propos de Mâlik sur un sujet donné, et chacun d'eux jura alors de rejeter en bloc la narration de l'autre. Ils interrogèrent ensuite Ibn Wahb [sur le sujet sur lequel ils divergeaient] et il les informa que Mâlik avait bien dit les deux avis. Ils accomplirent alors un Pèlerinage afin d'expier le serment qu'ils venaient de briser [étant donné qu'ils ne pouvaient continuer à rejeter l'avis de Mâlik rapporté par l'un et l'autre, chacun affirmant une vérité à propos de l'opinion de Mâlik].

[...] Concernant sa mort, Ibn Sahnûn et d'autres ont dit que Ibn Al Qâsim mourut en Egypte au cours de la nuit du vendredi 9 safâr de l'an 191, trois jours après être revenu de La Mecque. Il est dit aussi que cela fut six jours plus tard et nous avons mentionné la raison de cela. Il fut malade durant six jours et mourut alors qu'il avait 63 ans. On dit aussi qu'il mourut en 192, âgé de la soixantaine. "

Qu'Allâh agrée l'Imâm 'Abd Ur Rahmân Ibn Al Qâsim et illumine sa tombe. " Notre Seigneur ! Accorde-nous une belle part ici-bas, une belle part dans l'au-delà, et préserve-nous du châtiment de l'Enfer ! " (2:201). Allâhumma âmîn.

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