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An Nadawiyyah (An Nadawî)

2 Mars 2010, 16:55pm

Publié par at-tawhid.net

Le Shaykh de l'Université de Déoband (Inde) Abul Hasan 'Alî An Nadawî Al Hasanî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

« L'ouvrage du Shaykh Waliyu Llâh Ad Dahlawî, 'Aqîdat Ul Hasanah, dont le texte court se distingue par la rigueur, est à la fois précis et facile. Il rassemble l'essence et l'essentiel de la profession de foi et de la science du tawhîd que l'étudiant ne peut ignorer. C'est pourquoi, nous nous en sommes référés dans la présentation de la croyance islamique conforme à la Sunnah, en le résumant et en nous aidant parfois de quelques ajouts. Ceux-ci sont tirés des ouvrages de référence des Salaf, tel Al 'Aqîdah de At Tahâwî et d'autres livres d'explication en la matière qui ont été rédigés par de grands savants de la Sunnah.

 

La croyance de base de l'Islâm

 

Le monde a un Constructeur Préexistant qui n'a cessé et ne cesse d'être nécessairement existant. Son inexistance n'est guère possible, il est Le Très-Grand, Le Transcendant.

 

Il possède tous les Attributs de la perfection, est exempt de tout caractère défectueux ou déclin.

 

Il a créé toutes les créatures, est Savant de toutes les connaissances, a un pouvoir sur tout ce qui est possible, a une volonté sur tous les êtres existants. Il est Vivant, Audient, Clairvoyant.

 

Il n'a ni ressemblant, ni contraire, ni semblable, rien ne Lui est comparable.

 

Il n'a aucun soutien ni associé dans la nécessité de Son existence, dans l'obligation de Lui rendre le culte, dans la création et la décision.

 

Il est Seul à mériter l'adoration qui est le summum de la révérence.

 

Lui Seul guérit le malade, octroie les ressources et lève le préjudice. Son Ordre lorsqu'Il veut une chose est de dire à son encontre : « Sois - Kun », et alors elle est.

 

Il ne S'incarne en rien et ne s'unit à rien. Il n'y a aucune contingence dans Son Essence ou Ses Attributs. Il n'est point une substance, ni un accident, ni un corps. Il n'est guère dans un espace limité.

 

Il a prit possession du Trône.

 

Il sera visible pour les Croyants, le Jour de la Résurrection.

 

Ce qu'Il veut est et ce qu'Il ne veut pas ne saurait exister. Il est Le Riche qui n'a aucun besoin et sur Lequel nul n'a de pouvoir.

 

On ne l'interroge pas sur ce qu'Il fait, c'est plutôt eux (les créatures) qui sont sujettes aux interrogations.

 

Rien ne Lui est obligatoire par le fait d'un autre. Il possède la sagesse comme attribut et rien de laid (défaillant) ne saurait lui être attribué.

 

Il n'y a d'autre juge que Lui.

 

La prédestination du bien comme du mal provient de Lui. Sa Science préexistante et essentielle englobe ainsi tout fait survenu ou à venir.

 

Allâh (qu'il soit exalté) a des Anges sublimes rapprochés et a d'autres Anges en charge de la transcription des actes, de la sauvegarde d'une personne face aux difficultés ; ils appellent au bien et entourent la personne de manière bienfaisante.

 

Parmi Ses créatures, il y a des démons qui entourent la personne de manière malfaisante. Parmi Ses créatures se trouve également les génies (junun).

 

Le Qur°ân est La Parole d'Allâh.

 

Il n'est pas permis de réfuter les Noms et Attributs d'Allâh, c'est-à-dire en Le décrivant par ce qui n'est pas bon de le décrire ou en interprétant Ses Attributs par ce qui ne sied point de Lui attribuer : les désignations en la matière sont du seul ressort de la Loi.

 

La Résurrection des corps est une vérité intangible, de même que la rétribution et le jugement des oeuvres.

 

Le Pont Sirât est confirmé par le Livre et la Sunnah. La Balance, le Paradis et l'Enfer sont une vérité. Le Paradis et l'Enfer sont, à l'heure présente, des créatures existantes.

 

Les âmes sont créées, n'ont pas de fin et ne furent [cependant] pas préexistantes.

 

Le Musulman auteur d'un péché majeur (sans s'en être repenti) ne restera pas éternellement en Enfer.

 

L'intercession sera un droit pour celui à qui Le Bienfaiteur donnera la permission d'intercéder. L'intercession du Messager d'Allâh pour les auteurs de péchés majeurs parmi les membres de sa Communauté est une vérité, et il sera habilité pour cela.

 

Il est vrai que le châtiment de la tombe sera destiné au transgresseur et que la félicité dans celle-ci sera accordée au Croyant. De même, l'interrogatoire fait par Munkar et Nakîr dans celle-ci est une vérité.

 

L'envoi des Prophètes aux hommes est une vérité, comme l'est le fait que les hommes soient tenus par des commandements et des interdits venant d'Allâh et énoncés par la bouche des Prophètes. Ces derniers (les Prophètes) se distinguent par des caractères qui ne se trouvent point chez les autres et qui démontrent dans leur ensemble leur qualité de prophète. Parmi ceux-ci il y a le dépassement des lois naturelles : appelé miracle. On citera également l'intégrité de leur naturelle originelle (al fitra), la perfection de leurs caractères...Ils sont préservés de la mécréance, de l'accomplissement volontaire de péchés majeurs et de la persistance dans ceux-ci.

 

Muhammad, le Messager d'Allâh (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a clos la prophétie, il n'y a point de prophète après lui. Sa prédication est générale, elle concerne l'ensemble des hommes et des génies. Il est le plus méritoire des Prophètes par cette particularité ainsi que par d'autres. On lui fit faire le Voyage Nocturne, à l'état de veille, jusqu'à Jérusalem, puis jusqu'à la limite où Allâh voulut qu'il arriva.

 

Les prodiges des vertueux élus, c'est-à-dire les Croyants, ceux qui reconnaissent Allâh (qu'Il soit exalté) et Ses Attributs, ceux qui excellent dans leur foi, sont une vérité. Allâh honore de ces prodiges qui Il veut. Il destine Sa Grâce à qui Il veut.

 

Toute personne est tenue à l'observance des commandements d'Allâh, quels que soient l'état d'élection, l'effort et le jihâd qu'elle a atteint. Elle ne cesse d'être tenue par les obligations et aucun interdit ni péché ne lui sont licites, tant que ses facultés sensorielles sont saines et qu'elle est lucide.

 

La Prophétie est supérieure en mérites à l'état d'élection des vertueux (saints). D'autre part, le meilleur d'entre ces derniers ne peut atteindre le degré d'un Compagnon, même si celui-ci ne fait pas partie des plus illustres parmi eux (qu'Allâh les agrées). Le mérite des Compagnons sur les vertueux tient à l'importance de la rétribution et de l'agrément d'Allâh, non à l'importance quantitative des actions.

 

Les Compagnons (qu'Allâh les agrées) sont les meilleurs des Croyants et les meilleures créatures après les Prophètes (que Le Salut soit eux).

 

Nous attestons le Paradis et le bien à l'égard des 10 parmi eux à qui l'annonce heureuse du Paradis fut faite.

 

Nous faisons preuve de déférence à l'égard de la famille du Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) et de ses épouses, les Mères des Croyants. Nous les aimons tous et reconnaissons leur position éminente au sein de l'Islâm.

 

Il en va de même des Compagnons ayant assisté à Badr et de ceux qui furent présents au serment de l'Agrément Divin (Bay°at Ur Ridwân). Les Ahl Us Sunnah considèrent que les Compagnons ont tous les caractère d'honorabilité (al 'adâlah) mais qu'ils ne sont cependant pas infaillibles. De plus, ils s'abstiennent de parleur de leurs divisions.

 

Abû Bakr As Siddîq (qu'Allâh l'agrée) fut un dirigeant légitime après le Messager d'Allâh, et le furent de même après lui 'Umar, 'Uthmân puis 'Alî (qu'Allâh soit satisfait d'eux). Le califat, selon les préceptes de la Prophétie, s'acheva alors et la royauté abusive succèda ensuite à cela.

 

Abû Bakr et 'Umar sont les deux membres les plus méritoires de la Communauté de Muhammad.

 

Nous ne devons parler des Compagnons qu'en bien. Ils sont nos guides (amâ°im) et nos chefs dans l'Islâm. L'insulte contre eux est interdite et la déférence à leur égard est une obligation.

 

Nous ne déclarons personne comme étant mécréant parmi ceux qui se dirigents vers la Qiblah, sauf en cas de négation d'Allâh, Le Constructeur et Le Tout-Puissant, d'adoration d'un autre que Lui, de réfutation de la Résurrection et du Prphète ou d'un autre principe impératif de la religion.

 

Considérer comme licite un péché, lorsqu'il est attesté comme en étant un, est un acte de mécréance. Se moquer de la Sharî'ah ou la dédaigner est constitue également une mécréance.

 

Le commandement du bien et la réprobation du mal sont obligatoires, à condition que cela n'entraîne point de troubles publiques et qu'on pense que cela sera accepté.

 

Nous croyons en tous les Prophètes et ne faisons aucune distinction entre eux, et nous croyons aux Livres qui leur furent révélés.

 

La foi est une attestation exprimée par la langue et une adhésion intime (par le cœur).

 

Nous croyons au tourment de la tombe [pour les damnés] et à l'interrogatoire fait par Munkar et Nakîr.

 

Les œuvres des hommes sont une création d'Allâh et une acquisition de ceux-ci (les hommes).

 

Nous croyons aux signes précurseurs de l'Heure, comme cela a été relaté dans le Hadîth.

 

L'union des fidèles est juste et digne de rétribution tandis que la désunion est une déviance et un tourment. »

 

Fin de citation.

 

Source : Minhâj Us Sâlihîn du Shaykh Abul Hasan 'Alî An Nadawî Al Hasanî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).

 

 

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