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Blaise Pascal : sa croyance en Dieu et son opposition à l'athéisme

12 Mars 2010, 18:10pm

Publié par at-tawhid.net

Dans ce premier passage issu de ses pensées, Blaise Pascal fait ici parler la sagesse qui interpelle les êtres humains en général. Blaise Pascal a ainsi écrit :

 

« C'est en vain, ô hommes, que vous cherchez dans vous-mêmes le remède à vos misères. Toutes vos lumières ne peuvent arriver qu'à connaître que ce n'est point dans vous-mêmes que vous trouverez ni la vérité ni le bien.

 

Les philosophes vont l'ont promis et ils n'ont pu le faire. Ils ne savent ni quel est votre véritable bien ni quel est votre véritable état. Je suis la seule qui puis vous apprendre ces choses, et quel est votre véritable bien, et je les enseigne à ceux qui m'écoutent. Les livres que j'ai mis entre les mains des hommes les découvrent bien nettement, mais je n'ai pas voulu que cette connaissance fût si ouverte. J'apprends aux hommes ce qui peut les rendre heureux. Pourquoi refusez-vous de m'ouïr ?

 

Ne cherchez pas de satisfaction dans la terre, n'espérez rien des hommes, votre bien n'est qu'en Allâh, et la souveraine félicité consiste à connaître Dieu, à s'unir à lui pour jamais dans l'éternité. Votre devoir est à l'aimer de tout votre cœur. Il vous a créés...Comment auraient-ils donné des remèdes à vos maux qu'ils n'ont pas seulement connus ? Vos maladies principales sont l'orgueil qui vous soustrait de Dieu, la concupiscence qui vous attache à la terre. Et ils n'ont fait autre chose qu'entretenir au moins l'une de ces maladies. S'ils vous ont donné Dieu pour objet, ce n'a été que pour exercer votre superbe ; ils vous ont fait penser que vous lui étiez semblables et conformes par votre nature. Et ceux qui ont vu la vanité de cette prétention vous ont jetés dans l'autre précipice en vous faisant entendre que votre nature était pareille à celle des bêtes et vous ont portés à chercher votre bien dans les concupiscences qui sont le partage des animaux.

 

Ce n'est pas là le moyen de vous guérir de vos injustices que ces sages n'ont point connues. Je puis seule vous faire entendre qui vous êtes, ce...Adam, Jésus-Christ.

 

Si on vous unit à Dieu, c'est par grâce, non par nature.

 

Si on vous abaisse, c'est par pertinence, non par nature.

 

Ainsi cette double capacité. [1]

 

Vous n'êtes pas dans l'état de votre création.

 

Ces deux états étant ouverts, il est impossible que vous ne les reconnaissiez pas.

 

Suivez vos mouvements. Observez-vous vous-mêmes et voyez si vous n'y trouverez pas les caractères vivants de ces deux natures.

 

Tant de contradictions se trouveraient-elles dans un sujet simple ? »

 

Blaise Pascal a aussi dit : « « Mais, dites-vous, s'il avait voulu que je L'adorasse, Il m'aurait laissé des signes de Sa volonté. » Aussi a-t-il fait, mais vous les négligez. Cherchez-les donc ; cela le vaut bien. »

 

Il a dit aussi : « Il n'y a que trois sortes de personnes :

 

  • les uns qui servent Dieu l'ayant trouvé,

  • les autres qui s'emploient à le chercher ne l'ayant pas trouvé,

  • les autres qui vivent sans le chercher ni l'avoir trouvé.

 

Les premiers sont raisonnables et heureux, les derniers sont fous et malheureux, ceux du milieu sont malheureux et raisonnables. »

 

Et il a dit encore : « Commencer par plaindre les incrédules. Ils sont assez malheureux dans leur condition. »

 

Fin de citation.

 

Source : Les Pensées de Blaise Pascal.

 

 

Note :

 

[1] Michel Le Guern : « Pol Ernst comprend « cette double capacité » comme une capacité de connaître et d'aimer Dieu. On pourrait y avoir, avec autant de vraisemblance, la possibilité pour l'homme de se trouver soit dans l'état de nature déchue, soit dans l'état de grâce. »

 

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