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Description de la mort du croyant (Al Ghazâlî)

9 Mars 2010, 18:48pm

Publié par at-tawhid.net

 

Hujjat Ul Islâm Abû Hâmid Al Ghazâlî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit dans son Durrat Ul Fâkhirah :

 

« Quand l'Ange s'est emparé de l'âme bienheureuse, deux Anges, aux beaux visages, couverts de vêtements splendides et parfumés d'odeurs exquises, la saisissent et l'enveloppent dans un vêtement de soie pris dans le paradis. Or, elle a les dimensions d'une abeille, tout en gardant son individualité humaine. Elle n'a rien perdu de son intelligence, ni de sa science qu'elle a acquise dans le monde terrestre. Les Anges l'emportent dans les airs, et passent sans cesse auprès des anciens peuples et des générations disparues, qui sont semblables à des nuées de sauterelles répandues au loin (il y en a qui le savent et d'autres qui ne le savent pas).

 

Enfin, ils atteignent le ciel inférieur et Al Amîn [1] frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond : « Je suis Salsâ°îl, et mon compagnon est Untel. » [2] Et il le désigne par le plus beau de ses noms, par le nom qui lui est le plus cher. On lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, puisque sa foi a été parfaite et qu'il n'a jamais douté ! »

 

Ensuite, ils arrivent au deuxième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond comme la première fois. On lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui s'est scrupuleusement acquitté de la prière, en observant tous les préceptes qui s'y attachent ! »

 

Ensuite, ils continuent et arrivent au troisième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond comme précédemment. Alors, on lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a honoré Allâh au moyen de sa fortune et qui n'a rien valu en retenir ! »

 

Ensuite, ils continuent et arrivent au quatrième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond comme il a coutume de le faire. Alors, on lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a eu l'habitude de jeûner en respectant toutes les règles, qui s'est abstenu du commerce charnel et de la nourriture interdite ! »

 

Ensuite, ils continuent et arrivent au cinquième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond comme il a coutume de répondre. On lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a accompli le pèlerinage qui lui était imposé par Allâh (qu'Il soit exalté), et qui ne l'a pas fait pour se montrer ni pour faire parler de soi ! »

 

Ensuite, ils continuent et arrivent au sixième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond selon son habitude. Alors on lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme intègre, cette âme excellente, qui a fait preuve d'une grande piété filiale envers ses parents ! » Et on lui ouvre la porte.

 

Ensuite, ils continuent et arrivent au septième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il donne sa réponse habituelle et on lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a fréquemment imploré le pardon d'Allâh dès l'aurore, qui a donné l'aumône en secret et qui a pris soin des orphelins ! » Et on lui ouvre la porte.

 

Ensuite, ils continuent et arrivent aux voiles de la Majesté. Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond comme précédemment et on lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme intègre, cette âme excellente, qui a fréquemment imploré le pardon d'Allâh, qui a ordonné ce qui est bien et défendu ce qui est interdit, et qui a été généreux envers les pauvres ! »

 

Puis il continue sa route et passe auprès d'une élite d'Anges qui lui annoncent le paradis et qui le saluent, jusqu'à ce qu'il arrive au Sidrat Ul Muntahâ [3]. Al Amîn frappe à la porte et on lui dit : « Qui es-tu ? » il fait la même réponse que précédemment et on lui dit : « Qu'il soit le bienvenu, cet homme dont la conduite a été intégré devant Allâh Le Fort et Le Majestueux ! » Ensuite, on lui ouvre la porte et il traverse une mer de feu, puis une mer de lumière, puis une mer de ténèbres, puis une mer d'eau, puis une mer de neige, puis une mer de grêle. La durée pour franchir chacune de ces mers est de 1000 ans.

 

Ensuite, les voiles placés devant le Trône appartenant à Allâh Le Miséricordieux se déchirent. Or, ces voiles se composent de 80 000 dais, chacun possédant 80 000 extrémités, et sur chacune de ces extrémités se trouve une lune qui glorifie Allâh, célèbre Sa louange et proclame Sa sainteté. Si une de ces lunes apparaissait au ciel inférieur, les hommes l'adoreraient à la place d'Allâh (qu'Il soit exalté) et elle embrasserait le monde terrestre de sa lumière.

 

C'est alors qu'un héraut placé derrière ces dais, en la Sainte Présence d'Allâh criera de vive voix : « Qui est cette âme que vous avez amenée ? » On lui répondra : « C'est Untel fils d'Untel. » Allâh Le Majestueux dira alors : « Faites-le approcher. Tu as été un bon serviteur ô Mon serviteur. » Puis Il le fera tenir devant Lui et l'effraiera par quelques reproches et réprimandes [sur les fautes qu'il a commis durant sa vie terrestre] si bien qu'il se croira perdu. Cependant, Allâh lui pardonnera [ses fautes]. »

 

Notes :

 

[1] Al Amîn est un des surnoms de Sayyidunâ Jibrîl (que La Paix soit sur lui).

 

[2] Salsâ°îl est aussi l'un des surnoms de Sayyidunâ Jibrîl (que La Paix soit sur lui).

 

[3] C'est le Lotus de la limite. C'est un arbre immense dont le tronc et les racines se trouvent au septième ciel et dont les branches poussent aussi bien vers le haut que vers le bas. Il s'appelle ainsi car il constitue la limite que nulle ne peut dépasser. Certains disent aussi que son nom vient du fait qu'aucun homme ne sait ce qui se trouve derrière ce lotus. Allâh (qu'Il soit exalté) mentionne cet arbre dans Son Qur°ân aux versets 14 et 16 de la Sûrat Un Najm (53), en nous informant que le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) le vit durant son ascension et que près de cet arbre se trouve le paradis nommé Al Ma'wah.

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