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Il est permis aux femmes de soigner les hommes et aux hommes de soigner les femmes lorsque cela s'avère nécessaire (As Suyûtî)

28 Février 2012, 21:36pm

Publié par at-tawhid.net

 

Al Imâm Jalâl Ud Dîn As Suyûtî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

« Ummu 'Atiyyah (qu'Allâh l'agrée) a dit : « Nous sommes allés à 7 expéditions militaires avec le Messager d'Allâh (ﷺ). J'étais à l'arrière de la caravane. Je préparais à manger aux soldats, je pensais les blessés et je soignais les malades. » [Muslim].

D'après un récit de Anas [Ibn Mâlik] (qu'Allâh l'agrée), le Prophète (ﷺ) emmenait Ummu Sulaym dans ses expéditions, ainsi que des femmes Ansârites. Ces femmes portaient à boire aux combattants et soignaient les blessés. [1]

L'Imâm Ahmad et d'autres savants ont déclaré qu'il est licite et permis pour le médecin de voir la femme étrangère (c'est-à-dire dont il pourrait être le mari), lorsque la circonstance le réclame. Pareillement, il est licite et permis, pour la femme, de voir la nudité de l'homme lorsque la circonstance l'exige. [2] Ainsi, dans ce que rapporte Al Marwazî, on trouve que Abû 'Abdi Llâh fut atteint d'une flèche et il appela une femme qui la lui retira de son corps.

Il est aussi permis pour le serviteur d'une femme qui lui est étrangère (c'est-à-dire qui pourrait lui être unie par le mariage) de voir la nudité de celle-ci [au cas où cela serait nécessaire] lorsqu'elle est touchée par la maladie si il n'y a pas de mari [3] ou de proche interdit au mariage avec cette femme.

Il est également permis à l'individu qui regarde [la femme qu'il doit soigner] de voir son visage au même titre qu'un homme qui aurait l'intention de se marier avec elle.

Lorsqu'un homme meurt parmi des femmes, ou une femme parmi des hommes, il est permis aux femmes de laver le cadavre du défunt, et aux hommes de laver le cadavre de la défunte.

Et il est permis à une femme de prendre, dans le but d'arrêter ses menstrues, un médicament quelconque, pourvu qu'il n'entraîne aucun danger, mais à la condition encore que cette femme n'ait pas de mari ; sinon, elle ne doit ainsi se médicamenter qu'avec l'autorisation de son mari. »

Fin de citation.

Source : Minhâj Us Sawî Wa Al Manhal Ir Rawî Fî At Tibb In Nabawî de l'Imâm Jalâl Ud Dîn As Suyûtî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).

Notes :

[1] Rapporté par les Imâms Muslim, Abû Dâwud, At Tirmidhî et An Nasâ°î.

[2] Ceci est valable si il n'y a pas de médecin du même sexe que le patient de disponible, ou bien si le médecin du même sexe que le ou la patiente ne dispose pas des connaissances requises dans le traitement nécessaire de la maladie dont le ou la patiente est victime. Précisons que la nudité de l'homme va du nombril jusqu'aux genoux, et que celle de la femme représente tout son corps hormis les mains, les pieds et le visage.

[3] Qu'elle soit célibataire ou que le mari soit absent lors de sa maladie.

 

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