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« J'ai partagé la prière en deux parties, entre Moi et Mon serviteur, et à Mon serviteur ce qu'il demandera. » (An Nawawî)

5 Mars 2010, 14:56pm

Publié par at-tawhid.net

 

Sayyidunâ Muhammad (qu'Allâh le bénisse ainsi que sa famille) a dit :

 

« Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : « J'ai partagé la prière en deux parties, entre Moi et Mon serviteur, et à Mon serviteur ce qu'il demandera. »

 

Si le serviteur dit : « Louange au Seigneur des mondes », Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) répondra : « Mon serviteur m'a loué. ».

 

Et lorsqu'il dit : « Ar Rahmân Ir Rahîm », Allâh lui répondra : « Mon serviteur Me fait des éloges. ».

 

Et lorsque le serviteur ajoute : « Le Souverain du Jour de la Rétribution », Allâh lui répondra : « Mon serviteur M'a glorifié » (et dans une autre version : « Mon serviteur a placé sa confiance en Moi »).

 

Et lorsque le serviteur ajoute : « C'est Toi que nous adorons et c'est en Toi que nous plaçons notre confiance », Allâh lui répondra : « Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demandera ».

 

Et lorsque le serviteur ajoute : « Dirige-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblé de faveurs, et non pas celui de ceux qui ont encouru Ta colère, ni celui des égarés », Allâh lui répondra : « Ceci est à Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demandera. ». »

 

Ce hadîth est un hadîth qudsî rapporté authentiquement par l'Imâm Muslim An Naysâbûrî dans son Sahîh ainsi que par l'Imâm Ul Amâ°im Mâlik Ibn Anas dans son Muwattâ°, Al Imâm Abû 'Îsâ At Tirmidhî et Al Imâm Abû Dâwud As Sijistânî dans leurs Sunân, selon d'autres variantes.

 

Chez Muslim, il est rapporté à la suite d'un hadîth du Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) relaté par Sayyidunâ Abû Hurayrah qui dit :

 

« Celui qui accomplit une prière sans y réciter la Mère du Qur°ân (Al Fâtiha), sa prière sera incomplète. » Et ceci répété 3 fois. Ensuite quelqu'un vint à demander à l'Imâm Abû Hurayrah (qu'Allâh l'agrée) : « Et si nous nous trouvons derrière l'Imâm ? ». Sayyidunâ Abû Hurayrah dit alors : « Récite-là en ton for intérieur car j'ai entendu le Messager d'Allâh dire : ... », puis il relata le hadîth qudsî cité plus haut.

 

Quant au commentaire du hadîth qudsî, Al Imâm Yahyâ An Nawawî (qu'Allâh l'agrée) a dit, en commençant par la partie qui dit : « la prière a été partagée en deux parties, entre Moi et Mon serviteur » :

 

« C'est-à-dire que sa prière sera incomplète, comme l'ont soutenu Al Khalîl Ibn Ahmad, Al Asmâ'î, Abû Hâtim As Sijistânî, Al Harawî et d'autres.

 

Quant à la mère du Qur°ân, il s'agit de l'appellation de la Fâtiha, car c'est elle qui inaugure le Qur°ân. On dit aussi de Makkah qu'elle est la Mère des Cités car c'est elle qui est leur origine.

 

Pour ce qui est de ses règles, la récitation de la Fâtiha est obligatoire ; elle est bien définie et ne peut être compensée que pour celui qui est incapable de la réciter. 

 

Sa parole : « Lorsque le serviteur dit : « Louange à Allâh Le Seigneur des mondes ». », c'est-à-dire qu'il a fait Mes éloges et M'a glorifié, car la louange est l'éloge des belles œuvres, alors que la glorification est l'éloge des Attributs de la Majesté.

 

« Allâh répondra : « Ceci est à Mon serviteur, et à Mon serviteur ce qu'il demandera ». », c'est-à-dire ses paroles ou Ses versets.

 

Sa parole : « La prière est partagée » : Les savants ont dit : « Par prière, il faut entendre la Fâtiha. » Elle a été appelée ainsi car la prière n'est valable que par elle. Ceci est semblable à la parole du Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) : « Le Pèlerinage c'est 'Arafât ».

 

Le sens de cela est que la prière est partagée du point de vue du sens, car sa première moitié est composée de louange à Allâh, de glorification, d'éloges et d'offrandes à Allâh, tandis que la seconde moitié est composée de questions, de demandes, de supplications et de soumissions. »

 

Fin de citation du Sharh Sahîh Muslim de l'Imâm Muhyî Ddîn Yahyâ An Nawawî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).

 

Aussi, le sens de « la prière est partagée » peut signifier le fait qu'un dialogue s'instaure entre Allâh et Son serviteur durant la prière. Ainsi le serviteur n'est pas seul dans sa prière, c'est un moment de partage et de communion avec Son Seigneur. Ainsi, donc, la prière se voit partagée, car chacun des deux parties, L'Adoré et l'adorateur, participe à cette même prière. 

 

Al Muwahhidûn.

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