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L'accomplissement d'un péché majeur par un musulman ne le rend pas forcément mécréant (Ibn Abî Zayd, Al 'Adawî et Al Âbî Al Azharî)

19 Août 2013, 06:35am

Publié par at-tawhid.net

 

Conformément à la croyance enseignée par l'Imâm Abu-l-Hasan Al Ash'arî (qu'Allâh lui fasse miséricorde), Al Imâm Abû 'Abdi Llâh Ibn Abî Zayd Al Qayrawânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Aucun musulman ne devient mécréant suite à l'accomplissement d'un péché majeur. » [Ar Risâlah].

 

Ash Shaykh Abu-l-Hasan Al 'Adawî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Telle est la position des Ahl Us Sunnah aussi bien parmi les Salaf que les Khalaf, contrairement à celle des khawârij et des mu'tazilites. Toutefois, Ibn Habîb, Ibn 'Abd Il Hakam ainsi que d'autres ont décrété qu'une personne était mécréante si elle délaissait volontairement la prière, la zakâh, la jeûne [du Ramadân] ou le hajj. » [Hâshiyah 'Alâ Ar Risâlat Il Qayrawâniyyah].

 

Ash Shaykh Sâlih Al Âbî Al Azharî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « On se doit de croire qu'aucun musulman commettant une mauvaise action deviendrait mécréant à partir du moment où il a la foi. Il en va de même pour quelqu'un qui commettrait un acte de désobéissance tout en sachant pertinemment que la Sharî'ah interdit un tel acte. Si quelqu'un fait une chose qui démontre clairement qu'il n'a pas la foi, comme le fait de jeter un exemplaire du Qur°ân à la poubelle, cela fait de lui un apostat. Il n'y a pas de divergence là-dessus. Et le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : « Quiconque se dirige en direction de la qiblah et se nourrit de nos sacrifices est un véritable croyant. » Les khawârij se sont fourvoyés dans l'hérésie lorsqu'ils déclarèrent que tout péché est un péché majeur, que tout péché majeur annule toute œuvre et que celui qui accomplirait un tel acte devient de ce fait mécréant. Les mu'tazilites affirmèrent quant à eux que chaque péché majeur annulait le reste des œuvres, que celui qui commettrait un tel acte se trouverait dans une situation spirituelle intermédiaire et qu'il ne serait ainsi considéré ni comme un croyant, ni comme un mécréant, mais comme un dépravé (fâsiq). » [Thamr Ud Dânî Fî Taqrîb Il Mânî].

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