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L'avis des shi'ites sur les Ahl Us Sunnah, où la splendide taqiyah à l'épreuve du dévoilement (Al Khu'î)

17 Mars 2010, 17:01pm

Publié par at-tawhid.net


Voici les propos de celui qui a formé l'actuel Marja' d'Irâq (l'Ayatolah Sistanî) à propos des non-imâmites, de leur statut et de ce qui est permis de leur faire : Al Ayatolah Al Khu'î, l'ex-grand Marja' d'Irâq.

Avant cela, voyez ce qu'il disait dans une parole pleine de taqiyah (dissimulation de foi), par exemple tel que l'a rapporté Tijani As Samawî dans son livre de propagande Shi'ite « Comment j'ai été guidé » :
« Tous les Musulmans sont des frères qu'ils soient shi'ites ou Sunnites, car ils adorent un seul Dieu, sans lui associer aucune autre divinité, ils ont le même Qur°ân, le même Prophète, la même qiblah. Les shi'ites se diffèrent des Sunnites par des opinions, des convictions, qui ne remettent nullement en cause l'essentiel de ce que je viens de rappeler. Les Sunnites eux-mêmes connaissent des divergences, l'Imâm Mâlik contredit l'Imâm Abû Hanîfah, celui-ci contredit l'Imâm Ash Shâfi'î, et ainsi de suite. »

 

Ce livre traduit en plusieurs langues pour la cause shi'ite par le gouvernement Iranien qui dit « agir pour l'unité islamique » est un magnifique condensé d'hypocrisie, de dissimulation (taqiyah) et de mensonges en tout genre, et l'Ayatolah Al Khu'î n'échappe pas à la règle en la pratiquant lui aussi avec Tijani As Samawî.

Maintenant vont suivre les propos de cet Ayatolah à propos des non-imâmites, lui qui disait dans l'œuvre de Tijani As Samawî que Sunnites et shi'ites étaient frères et que les ennemis de l'Islâm voulaient les diviser, ces propos issus de son livre
Misbah Ul Fuqahâ, sont d'un contenu bien différent :

 

« La signification du « croyant » (mûmin) est celui qui croit en Allâh, en Son Prophète, au Jour de la Résurrection et aux 12 Imâms (que La Paix soit sur eux) le premier d'entre eux étant 'Alî Ibn Abî Tâlib (que La Paix soit sur lui), et le dernier étant Al Qâ°im, la Preuve Attendue (Al Hujjat Ul Muntadhar), qu'Allah hâte sa réapparition et qu'il nous compte au nombre de ses partisans et secoureurs.

Quant à celui qui ne croit pas en un seul parmi eux, il est alors permis de le calomnier et cela pour les raisons suivantes :

* Premier point :


Il est fermement établi dans les traditions, les invocations pieuses et les invocations dans le cadre des visites pieuses, que l'on peut maudire les opposants [1], que l'on doit les désavouer, multiplier les insultes à leur encontre ainsi que les accusations et incriminations, et les calomnier car ils font partis des gens de l'innovation et du doute.

Plus que cela, il n'y a aucun doute possible quant à leur mécréance, car celui qui rejette la croyance en l'Imâmat et celle des [12] Imâms, ne serait-ce que l'un d'entre eux, qui croit en la validité du Khalîfa d'un autre [en dehors d'eux], qui croit en des croyances folkloriques comme la prédestination et autres légendes, est coupable de mécréance (kufr) et d'hérésie (zindaqa).

Et assurément, les récits mutawâtir et explicites indiquent clairement la mécréance de celui qui ne croit pas en l'autorité des Imâms, ainsi que celui qui se rends coupable des croyances sus-mentionnés et de ce qui s'y apparente en termes d'égarement.

Et c'est ce qu'indique également le propos suivant [de l'Imâm] tirée de [l'invocation de] la visite pieuse Al Jâmi'ah [2] : « Celui qui ne croit pas en vous (ou qui vous rejette) est un mécréant », ou également le propos [de l'Imâm] suivant : « Est monothéiste celui qui vous aura accepté », qui indique inversement que celui qui ne vous aura pas accepté (qui n'aura pas accepté l'autorité des 12 Imâms) n'est pas monothéiste, plus encore il est un polythéiste (mushrik), un associateur à Allah.

Et dans certains récits relatifs à la non-obligation d'accomplir ses prières passées pour le clairvoyant [3] il est dit : « L'état dans lequel tu étais (Musulman non-imâmite) était beaucoup plus grave que les prières que tu as délaissé. »

Et dans un certain nombre de récits il est également dit : « Celui qui s'oppose à nous, nous autres Gens de la Maison (Ahl Ul Bayt), est pire qu'un juif ou un chrétien, et représente une souillure pire que le chien, et pourtant Allâh (qu'Il soit exalté) n'a pas crée une créature plus souillante que le chien, et celui qui se dresse devant nous, nous autres Ahl Ul Bayt, est une souillure bien plus pire que le chien. »

Et de toute évidence, la licéité du fait de médire est une question de moindre importance comparé aux questions relatés ici. Et sans aucun doute, tu sais que la médisance (al waqî'at) sur les innovateurs et les égarés est permise, et la médisance (al waqî'at) ici est la médisance (al ghîbat). Oui, la jurisprudence islamique s'applique sur certains d'entre eux concernant certaines questions religieuses, pour nous faciliter les choses et d'éviter de faire couler le sang [4].

* Deuxième point :

 

Les opposants, dans leur ensemble, [sont connus] publiquement et ouvertement pour leur perversité, du fait même de la caducité de leur œuvres, comme cela est relaté par des récits concordants. Ils sont même entachés de ce qui est pire que de la perversité, comme tu le sais. Et nous traiterons (dans la suite de l'ouvrage) du cas du pervers qui s'affiche (dans ses perversions) en public et de la licéité de médire sur son compte.

* Troisième point :

 

Ce qui ressort des versets et des récits, c'est l'interdiction de médire sur son frère croyant. Or, il n'y a aucune fraternité, aucun pacte entre nous et les opposants.

Et c'est également le sens dans l'absolu des récits sur la médisance. Non pas sous l'angle de l'absolu rapporté à ce qui le limite (al muqayid : c'est une règle technique de usûl ul fiqh), car il n'y a aucune contradiction entre eux, mais plutôt (sous le rapport) du jugement religieux (al hukm) en relation avec son sujet. Ce qui en apparence ressort de ces récits rapportés sur l'explication de la médisance (versets et récits compris), c'est que l'interdiction en est limité au croyant uniquement et nous développerons tout cela [par la suite]. Et ces récits sont une précision de la portée de l'absolu [dans cette question relative à celui dont il est fait objet d'interdiction de la médisance].

Comprends donc ! Et il a été rapporté du Muhaqiq (le vérificateur : titre honorifique attribué à un spécialiste dans le domaine de la vérification des informations) Al Ardabilî l'interdiction de médire sur les opposants, mais il n'a rien rapporté qui puisse convaincre.

* Quatrième point :


Perpétuer une tradition perpétuelle entre la masse des shi'ites et leur savants, en ce qui concerne le fait de médire les opposants, et plus encore les insulter et les maudire en tout lieu et à toutes les époques. Al Jawâhir (il s'agit d'un ouvrage de fiqh de référence chez les imâmites) précise même que la licéité et l'autorisation (de ces actes) est une darârah (ce que chacun, jeune ou vieux, se doit de savoir à propos de sa religion). »

 

Comparez entre ce qui est fourni aux personnes à convertir (dans le livre Comment j'ai été guidé) et ce qui est contenu dans son livre de fiqh Misbah Ul Fuquhâ qui, bien sûr, n'est pas traduit en plusieurs langues et n'est pas fourni à la masse des Musulmans. Comparez et faites la conclusion...elle est criante de vérité...

 

Notes :

 

[1] Al Mukhâlifûn : par ce terme les imâmites désignent les non-duodédimains en général et les Sunnites en particulier.

 

[2] C'est le nom d'une formulation d'invocation liée à une visite pieuse chez les shi'ites imâmites.

 

[3] Al Mustabsir : pour les imâmites, c'est celui qui en se convertissant à l'imâmisme, a trouvé la Guidée. Ici il s'agit de la question de savoir si un nouveau converti à l'imâmisme qui était auparavant dans une autre voie islamique (selon la définition de l'Islâm faite par les Sunnites, car aux yeux des imâmites, il n'y a d'Islâm que dans l'imâmisme) doit refaire ses prières qu'il effectuait dans son état de non-imâmite.

 

[4] La jurisprudence islamique facilite ici aux imâmites qui sont mélangés aux impurs non-imâmites de pouvoir s'attaquer aux non-imâmites sans pour autant les tuer, car les tuer alors que les imâmites se trouveraient en territoire non-imâmite seraient une menace pour l'intégrité des imâmites. Ainsi donc la calomnie des non-imâmites lorsque l'on se trouve dans leur territoire est une alternative issue de la miséricorde de la Sharî'ah permettant à tout imâmite qui se respecte de faire son devoir d'attaque des non-imâmites...Innâ li Llâhi wa innâ Ilayhi râji'ûn...

 

Qu'Allâh préserve nos cœurs de l'égarement et de l'hypocrisie et des ruses du diable, qu'Il nous donne la victoire sur les Ahl Ul Bid'â et fasse triompher la vérité sur le mensonge. Allâhumma Âmîn.

 

Al Muwahhidûn.

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