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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 12:45

Al Imâm Al Habîb 'Abdu Llâh Ibn 'Alawî Al Haddâd (qu'Allâh l'agrée) a dit :

 

« L'être humain reste donc dans le ventre de sa mère jusqu'à ce qu'Allâh décide de le faire sortir, que ce soit après le minimum ou le maximum de la gestation, ou après neuf mois comme cela est l'habitude. A ce moment commence la première partie de sa vie terrestre. Allâh (qu'Il soit exalté) a mentionné le commencement de cette vie dans Son Livre, établissant ainsi comment l'homme avance d'étape en étape, d'une situation à une autre : « Puis Nous vous en sortirons [à l'état] de bébé, pour qu'ensuite vous atteignez votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent [jeunes] tandis que d'autres parviennent au plus vil de l'âge si bien qu'ils ne savent plus rien de ce qu'ils connaissaient auparavant » [Sourate 22 – Verset 5] ; « C'est Lui qui vous a créés de terre, puis d'une goutte sperme, puis d'une adhérence puis Il vous fait sortir petit enfant pour qu'ensuite vous atteigniez votre maturité et qu'ensuite vous deveniez vieux - et certains parmi vous meurent plus tôt - et pour que vous atteigniez un terme fixé, peut-être comprendrez-vous cela ? » [ Sourate 40 – Verset 67]. Et il existe de nombreux autres versets relatifs à ce sujet.

 

Dans la deuxième vie (la première étant dans le monde des âmes), les gens passent de l'état de l'enfance à la puberté, puis à la jeunesse, puis à l'âge adulte, puis à la maturité, puis à la vieillesse, et enfin à la décrépitude et à la sénilité, si Allâh le veux, tout cela conformément à ce qu'a dit Allâh dans Son Livre.

 

Quand un être humain nait, il commence pas pousser un cri, dû au fait qu'il est frappé par le diable (qu'Allâh le maudisse). Seul 'Îsâ Ibn Maryam et sa mère [Maryam] (que La Paix soit sur eux) ont échappé à cela, car Allâh les en a protégés grâce aux invocations de Maryam [la femme de 'Imrân] : « Je la mets sous Ta protection, elle et sa descendance, contre satan le maudit. » [Sourate 3 – Verset 36]. Il en est également fait mention dans un hadîth [dans lequel il est dit] : « Iblîs vint le frapper, mais son coup heurta le voile protecteur. »

 

Et c'est une Sunnah qu'il nous est ordonné de suivre que de faire l'adhân dans l'oreille droite du nouveau-né et l'iqâmah dans son oreille gauche, ceci afin de rappeler à l'enfant sa nature primordiale selon laquelle Allâh a créé les gens, à savoir le Tawhîd. Le Messager d'Allâh (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : « Chaque nouveau-né dispose de sa fitrah. Ce sont ses parents qui font ensuite de lui un juif, un chrétien ou un zoroastrien. » Et Allâh (qu'Il soit exalté) a dit : « Dirige tout ton être vers la religion exclusivement, telle est la nature qu'Allâh a originellement donnée aux hommes » [Sourate 30 – Verset 30].

 

C'est un devoir absolu pour les deux parents que de protéger leur enfant de tout ce qui peut déformer la fitrah, de bien l'éduquer, de le protéger des mauvaises nourrices, et de s'efforcer sérieusement d'accomplir ces choses car, ainsi que le dit un hadîth, l'allaitement altère la nature. Ils doivent planter dans son cœur le respect pour les symboles de la religion et pour les choses qu'Allâh a rendu sacrées, pour l'amour du bien et l'habitude de le pratiquer, ainsi qu'à l'égard de ceux qui le pratiquent. Ils doivent l'encourager et l'exhorter à faire le bien, le décourager et lui rendre haïssable le mal, le fait de le pratiquer et ainsi que ceux qui le pratique. Ils doivent aussi déraciner de son cœur l'amour de ce monde et de ses plaisirs, en même temps que l'inclination à y trouver du plaisir, et ils ne doivent ni l'aider à jouir de ce bas-monde ni le lui rendre facile, car cela lui ferait du tort et le détournerait du droit chemin. […]

 

Cette période, qui s'étend de la naissance à la puberté, est l'une de celles dans laquelle Allâh a allégé la charge, car les enfants ne sont pas tenus de prier, de jeûner, ni d'accomplir les autres obligations de la Sharî'ah, sauf ce que leurs tuteurs les exhortent à faire. « La plume est retenue pour trois personnes : un enfant tant qu'il n'a pas atteint la puberté, un dormeur jusqu'à ce qu'il se réveille, et un fou jusqu'à ce qu'il soit guérit. » Telles sont la bienveillance, la générosité et la douceur d'Allâh. Tout acte d'obéissance qu'un enfant accomplit avant la puberté est inscrit sur les rouleaux de ses parents musulmans. Dans la mesure où ils l'élèvent bien et comme ils le doivent, on peut espérer que, par la grâce d'Allâh, ils ne seront pas privés de la récompense pour ses bonnes actions et son observance religieuse après qu'il aura atteint la puberté, mais qu'ils recevront chacun autant de récompenses qu'il le fera. C'est ce que soutient un hadîth où sont mentionnées l'invitation à la guidance et la guidance vers le bien, car c'est bien ce qu'ils auront fait (rapporté par Muslim).

 

Quand l'enfant atteint la puberté – et en supposant qu'il est sain d'esprit – il devient responsable (mukallaf), et c'est aussi à lui que s'adresse la Parole d'Allâh, y compris Ses injonctions et Ses prohibitions, Ses promesses et Ses avertissements, Ses récompenses et Ses châtiments, et Allâh ordonne aux deux nobles Anges d'inscrire les bonnes et mauvaises actions, celui qui est à droite ses bonnes actions et celui qui est à gauche ses péchés. Allâh (qu'Il soit exalté) a dit : « Alors que veillent sur vous des gardiens, de nobles scribes, qui savent parfaitement ce que vous faites. » [Sourate 82 – Versets 10 à 12] ; « Lorsque les deux [Anges] assis à sa droite et à sa gauche regardent ; Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire. » [Sourate 50 – Versets 17 et 18].

 

Il leur est demandé d'observer et de mentionner tout ce qu'il dit et fait, en bien ou en mal, tout au long de sa vie et ceci jusqu'à sa mort, après quoi ils apparaissent avec lui au jour de la résurrection lorsqu'il se tiendra debout face à Allâh, et ils porteront témoignage pour ou contre lui : « Alors chaque âme viendra accompagnée d'un guide et d'un témoin. » [Sourate 50 – Verset 21].

 

Quand l'enfant atteint la puberté, son père ou son tuteur doit lui rappeler à nouveau les articles de foi et les obligations et interdits, même si ces choses lui ont déjà été enseignées, car il vient d'entrer dans une nouvelle étape [de sa vie] et sa situation a changé. Même si, à la puberté, il devient responsable [de lui-même], il n'en demeure pas moins qu'il a encore besoin d'encouragement, de rappel et d'explications sur ce dont il a assumé la responsabilité : obligations religieuses telles que la prière, le jeûne, le fait de se tenir à l'écart des choses interdites comme la fornication, l'homosexualité, la consommation d'alcool, et l'usage illégal de l'argent des autres par l'usure, la coercition, la tromperie ou toute autre méthode du même genre. Bien qu'il s'agisse de choses que tout adulte doit chercher à comprendre lui-même, s'il n'en a pas été informé avant d'atteindre l'âge adulte, cela reste un devoir pour ses parents et tuteurs de l'encourager et de le pousser à la fois à les apprendre et à la fois à pratiquer ce qu'il a appris. Cela constitue soit une obligation (wâjib), soit une recommandation ferme (mandûb muta'akkid), selon la situation et des parents et de leur descendance. »

 

Fin de citation.

 

Source : Sabîl Ul Iddikâr de l'Imâm Al Habîb 'Abdu Llâh Ibn 'Alawî Al Haddâd (qu'Allâh lui fasse miséricorde).


Par at-tawhid.net - Publié dans : La vie d'un être humain
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