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L'importance de la lecture du Coran, de sa mémorisation, sa méditation et sa mise en pratique (Ibn Al 'Arabî Al Hâtimî)

24 Mai 2012, 10:30am

Publié par at-tawhid.net

Al Imâm Muhyi Ddîn Ibn Al 'Arabî Al Hâtimî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

« Attache-toi à la lecture du Qur°ân et à sa méditation. Au fil de ta lecture, regarde les attributs et les qualités louables par lesquels Allâh décrit celui qu'Il aime parmi Ses serviteurs qui les assume, et ce que Allâh déteste dans le Qur°ân comme attributs et mauvaises qualités par lesquels se distingue celui qui est méprisé par Allâh, ceci afin que tu les évites. En effet, Allâh ne les a mentionnés dans Son Livre et ne t'a permis de les connaître que pour que tu oeuvres en conséquence.

 

Aussi, lorsque tu lis le Qur°ân, sois toi-même très attentif à l'égard de ce qui se trouve dans le Qur°ân et efforce-toi de le préserver par la mise en pratique, tout comme tu le dois le retenir par la récitation, car personne n'est plus châtié, au Jour de la Résurrection, que l'individu qui a retenu par coeur un verset du Livre d'Allâh puis l'a oublié. De même, celui qui retient par coeur un verset du Qur°ân puis ne le met pas en pratique, ce verset sera alors un témoin contre lui au Jour de la Résurrection et une source de regret.

 

En effet on a rapporté un hadîth bien établi sur les états de celui qui récite le Qur°ân et celui qui ne le récite pas parmi les croyants et les hypocrites, où le Messager d'Allâh (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : « Le croyant qui récite le Qur°ân est semblable à une citronnelle dont la senteur est agréable » (il veut dire la récitation et la lecture car il s'agit de souffles expirés, c'est il les compare aux odeurs dégagées par les souffles) « dont le goût est bon. » (Il entend par là : la foi), c'est pourquoi il a dit ailleurs : « Seul a goûté à la saveur de la foi celui qui a agrée Allâh comme Seigneur, l'Islâm comme religion et Muhammad (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) comme Prophète. » Il a attribué ainsi le goût à la foi.

 

Puis il a ajouté dans ce même hadîth : « Et le croyant qui ne lit pas le Qur°ân est semblable à la datte dont le goût est bon » dans la mesure où il est un croyant qui possède la foi « mais sans odeur » dans la mesure où il n'est pas récitant, lorsqu'il est dans un état de non récitant, même s'il fait partie de ceux qui retiennent le Qur°ân par coeur. Puis il a dit ensuite : « Et l’hypocrite qui récite le Coran est semblable au myrte dont l’odeur est agréable » parce que le Qur°ân est agréable et il ne s'agit que des souffles du récitant au moment de sa récitation « et le goût est amer », parce que l'hypocrisie c'est l'impiété de l'intérieur, car la douceur est le propre de la foi qui est agréable. Puis il a dit : « Quant à l'hypocrite qui ne récite pas le Qur°ân, il est semblable à la coloquinte au goût amer qui n'a pas d'odeur », cela parce qu'il est dans un état de non récitant. Il en va ainsi de toute bonne parole qui génère l'agrément d'Allâh ; son image chez le croyant et l'hypocrite s'apparente à celle du Qur°ân, sauf que la position du Qur°ân est éclatante dans la mesure où aucune des paroles rapprochant d'Allâh ne lui est comparable.

 

Aussi convient-il, pour celui qui mentionne Allâh, d'utiliser l'une des formules de dhikr figurant dans le Qur°ân, afin d'être à la fois invocateur et récitant, car lorsqu'il est récitant, il est un interlocuteur de la mention avec laquelle Allâh S'est mentionné Lui-même et se place ainsi dans la position d'interlocuteur de son Seigneur, conformément à sa Parole : « Accorde-lui ta protection afin qu’il écoute la Parole d'Allâh » [Sourate 9 - Verset 6] et au hadîth qui dit : « Allâh dit par la bouche de Son serviteur : Allâh entend celui qui Le loue. » On dira aussi au récitant au Jour de la Résurrection « Récite et monte » et sa montée dans son Qur°ân dans le bas-monde à l'époque où il assume la charge de la Foi, consiste à monter d'une récitation vers une autre où Allâh est Celui qui récite par la bouche de Son serviteur.

 

En effet, de même qu'Il est son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, ses mains avec lesquelles il saisit et ses pieds avec lesquels il se déplace, Il est aussi sa langue avec laquelle il articule et parle. Ainsi, le serviteur ne loue Allâh, ne Le glorifie et n'affirme Son Unicité qu'avec ce qui est mentionné dans le Qur°ân avec une présence d'esprit de sa part à ce sujet, de sorte qu'il s'élève dans sa récitation grâce à son Seigneur, si bien que c'est en vérité Allâh qui lit Son Livre. Le serviteur s'élèvera au Jour de la Résurrection jusqu'au dernier verset de sa récitation et il s'arrêtera au degré qui convient à ce verset qu'Allâh récite en vérité par la bouche de ce serviteur présent par l'esprit dans sa récitation, car la meilleure parole c'est la Parole d'Allâh, particulière et notoire. »  


Fin de citation.

 

Source : Kitâb Ul Wasâyâ de l'Imâm Muhyi Ddîn Ibn Al 'Arabî Al Hâtimî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).


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