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La consolation de l'Imâm Al Qâsim Ibn Muhammad Ibn Abî Bakr par l'Imâm Muhammad Ibn Ka'b Al Qurazî (Mâlik Ibn Anas)

8 Mai 2012, 14:17pm

Publié par at-tawhid.net

Al Imâm Mâlik Ibn Anas rapporta d'après l'Imâm Yahyâ Ibn Sa'îd (qu'Allâh leur fasse miséricorde) que le descendant de Sayyidunâ Abû Bakr As Siddîq (qu'Allâh l'agrée), Al Imâm Al Qâsim Ibn Muhammad Ibn Abî Bakr (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

« Une de mes femmes mourut, et Muhammad Ibn Ka'b Al Qurazî vint alors me consoler en me disant :

 

« Parmi les Banî Isrâ°îl, il y avait un homme versé dans la religion, pieux adorateur d'Allâh. Il avait une femme dont il était émerveillé et qu'il aimait éperdument. Mais cette femme mourut et son mari éprouva alors un grand chagrin pour elle et une immense peine, à tel point qu'il s'enferma chez lui et s'isola des gens, de sorte que personne n'entrait plus chez lui.

 

Un jour, une femme ayant entendu parler de lui vint dans l'intention de le trouver en disant [aux gens] : « J'ai besoin de lui afin qu'il me conseille pour une affaire qui me préoccupe, et rien ne me convaincra si ce n'est un entretien direct avec lui. » Les gens présent quittèrent alors la maison de cet homme, et la femme resta au pas de la porte.

 

On fit savoir à l'homme qu'une femme était venu dans le but de le consulter au sujet d'une affaire personnelle et qu'elle insistait pour le voir, et que malgré que les gens [à qui elle avait parlé] étaient partis, elle restait là sans quitter le pas de la porte. L'homme dit alors : «  Qu'elle entre. »

 

Elle entra chez lui et dit : « Je viens vous demander votre avis sur un problème. »

 

Il lui demanda : « Et quel est ce problème ? »

 

Elle répondit : « J'avais emprunté à ma voisine quelques bijoux que je portais souvent et ceci depuis quelque temps, je les prêtais même quelques fois, mais désormais, on vient me réclamer les bijoux, dois-je les leur rendre ? »

 

Il répondit : « Par Allâh ! Oui ! »

 

Elle reprit alors : « Mais cela fait vraiment longtemps que je les ai pris ! »

 

Il lui répondit : « S'ils vous les ont prêtés depuis longtemps, ils n'ont désormais plus le droit de vous les réclamer. »

 

La femme dit alors à l'homme : « Qu'Allâh vous fasse miséricorde. Vous regrettez d'avoir rendu à Allâh ce qu'il vous a prêté, puis qu'Il vous le reprenne, alors qu'il en a plus le droit que vous. »

 

L'homme médita sur les paroles de la femme, se rendit compte de son état et prit en considération les mots qui lui ont été dis. ». » 

 

Fin de citation.

 

Source : Al Muwattâ° de l'Imâm Mâlik Ibn Anas (qu'Allâh leur fasse miséricorde).


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