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La réalité de la mort (Ibn Qudâmah)

7 Février 2010, 06:23am

Publié par at-tawhid.net

Al Imâm Muwaffaq Ud Dîn Ibn Qudâmah Al Maqdisî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

« Ce qu'indiquent et attestent les versets et les ahâdîth, c'est que la réalité de la mort réside dans la séparation de l'esprit au sens de souffle vital du corps, et dans le fait que cet esprit survit à la mort et demeure soit dans les tourments soit dans les béatitudes. Car l'esprit souffre en lui-même par toutes sortes d'afflictions et de tristesses et se réjouit par toutes sortes de joies et d'allégresses sans être rattaché aux membres et au corps. En effet, tout ce qui est qualité propre à l'esprit en soi demeure en sa compagnie après sa séparation du corps, tandis que tout ce qu'il possède par l'intermédiaire des membres cesse d'exister au moment de la mort du corps jusqu'à ce que l'esprit le réintègre. Cela dit, il est possible que l'esprit réintègre le corps dans la tombe comme il est possible que cette réintégration soit retardée jusqu'au jour de la résurrection.

 

Allâh (qu'Il soit exalté) Seul sait ce qu'Il a décrété à l'encontre de chacun de Ses serviteurs. Donc, la signification de la mort, c'est l'arrêt de toute action par laquelle l'esprit régit le corps, la soustraction du corps par rapport à l'esprit en tant instrument pour lui, et la privation de l'homme de tous ses biens et ses siens en le transférant brutalement dans un autre monde qui n'a aucun rapport avec le monde auquel il était habitué. S'il avait, dans le bas monde, quelque chose qui le réjouissait et le réconfortait, ses remords seront cependant immenses après la mort. Mais s'il ne se réjouissait que de la mention d'Allâh (qu'Il soit exalté) et de Sa familiarité sa félicité sera immense et son bonheur parfait, car rien ne s'interpose entre lui et son bien-aimé et il est totalement soustrait aux attaches et aux préoccupations, parce que les soucis du bas-monde détournent de la mention d'Allâh (qu'Il soit exalté). C'est qu'au moment de la mort se révèle au mort ce qui ne se révélait pas à lui dans la vie courante, de la même façon qu'à celui qui s'est réveillé se révèle ce qui ne s'était pas révélé dans le sommeil. C'est dire que les gens sont endormis et ce n'est qu'en mourant qu'ils se réveillent...

 

La première chose qui se révèle à lui, c'est le côté dommageable ou bénéfique de ses bonnes actions, car cela était inscrit dans un livre enfoui dans le secret intime de son cœur, mais les soucis et les préoccupations du bas-monde l'ont empêché de connaître ce qui y était inscrit. Maintenant que ces soucis ont disparu, toutes ses œuvres se révèlent à lui. Ainsi, il ne voit pas un seul de ses méfaits sans qu'il le regrette vivement, au point de préférer affronter l'horreur de l'Enfer pour se débarrasser tout de suite de cet immense regret. Tout ceci se révèlera à lui au moment de la mort. Il s'agit-là des souffrances qui assaillent le pécheur avant l'enterrement. Nous implorons Allâh de nous préserver de cela ! »

 

Fin de citation.

 

Source : Mukhtasar Minhâj Il Qâsidîn de l'Imâm Muwaffaq Ud Dîn Ibn Qudâmah Al Maqdisî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).


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