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Le tawhîd est un joyau précieux (Mâlik Sy & Ad Dârimî)

12 Mars 2010, 04:43am

Publié par at-tawhid.net

 

Au nom d'Allâh, Ar Rahmân Ir Rahîm.

Louange à Allâh, Al Wâ
hid, Al Ahad, comme Il S'est loué Lui-même. Il n'y a pas d'autre divinité si ce n'est Allâh, As Samad, et Sayyidunâ Muhammad est Son serviteur et Son Messager, celui qui nous a ouvert la porte du tawhîd et de la piété, et fermé la porte de la mécréance et de l'ignorance, celui qui a fait triompher la vérité par la vérité et qui guide sur le chemin de la connaissance. Que La Grâce et La Paix d'Allâh soient sur lui, ainsi que sur sa famille et ses compagnons, à la mesure de sa place et de sa dignité auprès du Seigneur des Univers.

Le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit dans un hadîth authentique, le célèbre « hadîth de Jibrîl », définissant la religion (ad dîn) : « Al ihsân (la perfection), c'est d'adorer Allâh comme si Tu le voyais. Et si tu ne Le vois pas, sache que Lui te voit. »

Et c'est là le plus haut degré de la reconnaissance du tawhîd.

« Le tawhîd est un joyau précieux enveloppé par deux écorces dont l'une est plus éloignée que l'autre de la sève. » C'est ainsi que s'est exprimé l'éminent juriste (faqîh) et traditionniste (muhaddith) Sayyidunâ Al Hâjj Malîk Ibn 'Uthmân Sy Al Mâliki (qu'Allâh l'agrée et nous fasse bénéficier de sa science) en citant le Shaykh Ad Dârimî (qu'Allâh lui fasse miséricorde). Dans l'extrait qui suit, il explique ce qu'est le « tawhîd par excellence » :

« Dans Hayât Ul Hayawân du Shaykh et Connaissant en Allâh ('Ârif bi Llâh) Ad Dârimî, relativement à la signification du Tawhîd chez les gnostiques, l'auteur (qu'Allâh lui fasse miséricorde) dit : « Si l'ont dit qu'un groupe de gens a affirmé volontiers que le tawhîd est la théologie dogmatique (al kalâm), la connaissance des méthodes dialectiques, la saisie des contradictions des adversaires, le pouvoir d'en discuter en suscitant de nombreuses questions, en soulevant des sophismes et en élaborant des arguments convaincants, au point que certains d'entre eux se sont donnés l'appellation de « Gens de la Justice et de l'Unicité Divine » (Ahl Ul 'Adl wa At Tawhîd), sache que le tawhîd exprime autre chose que la plupart des théologiens n'ont pas comprise ou, s'ils l'ont comprise, ne semblent pas l'appliquer. Il s'agit de considérer que toutes les choses viennent d'Allâh, pour faire abstraction des rapports de causes à effets. Tu ne verras le bien et le mal procéder que de Lui (qu'Il soit glorifié et exalté). C'est là un sens éminemment élevé. »

Le tawhîd est donc un joyau précieux enveloppé par deux écorces dont l'une est plus éloignée de l'autre de la sève. Il consiste à dire expressément « Lâ ilâha illa Llâh - il n'y a pas d'autre divinité excepté Allâh ». Cette forme de tawhîd est conçue comme s'opposant à la trinité que professent les chrétiens. Elle peut cependant être exprimée par l'hypocrite dont la conviction profonde est contraire à celle qu'il professe extérieurement.

Quant à la seconde écorce, elle consiste à ce que le cœur n'éprouve aucune contradiction ou négation de la notion que recouvre cette expression. Le cœur doit être extérieurement convaincu de cela en y ajoutant foi. C'est la foi que professe le commun des croyants. Comme déjà dit, les théologiens dogmatiques (al mutakallimûn) so
nt les gardiens de cette écorce, qu'ils doivent préserver contre les falsifications des novateurs.

Réservant cette dénomination aux deux écorces, les gens ont fini par en négliger totalement la sève, qui demeure le taw
hîd par excellence, lequel consiste à considérer les choses, dans leur ensemble, comme ne procédant que d'Allâh, en faisant abstraction des rapports de cause à effet, et en Lui vouant exclusivement un culte auquel rien ne sera associé.

Les caprices (hawâ) n'ont donc pas de place dans cette forme de taw
hîd, car quiconque suit ses caprices ne fait que les adorer. Allâh dit : « N'as-tu pas vu celui qui a fais de ses caprices un dieu ? » Et le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : « La divinité la plus exécrable qu'on puisse adorer sur terre aux yeux d'Allâh sont les caprices. » De fait, à y regarder de près, on trouve que l'idolâtre n'adore que ses caprices, dans la mesure, où il suit son penchant, qui le conduit vers les choses auxquelles elle est accoutumée, est l'un des sens qu'exprime le vocable « hawâ » [du verset ci-dessus cité]. Par ailleurs, en vouloir aux hommes et dépendre d'eux éloignent l'homme du tawhîd. En effet, si l'on considère que tout vient d'Allâh ? Comment pourrait-on en vouloir à autrui ?

Le taw
hîd exprime donc ce degré de la foi qui est celui des Véridiques (As Siddîqîn). Voilà ce à quoi il est réduit et avec quelle écorce on l'a enveloppé. Le croyant en l'Unicité Divine (al muwahhîd), c'est celui qui ne voit que L'Unique et ne s'oriente que vers Lui. C'est-à-dire que son cœur doit particulièrement être orienté vers Allâh (qu'Il soit exalté). » Fin de citation.

Qu'Allâh nous fasse réaliser Son Unicité dans la profondeur. C'est lui qui prie sur les croyants afin de les faire sortir des ténèbres vers la lumière. Ainsi, qu'Il prie sur le Prophète et notre maître Muhammâd, sur sa famille et ses compagnons, d'une prière digne de son rang auprès de lui. Et qu'il nous permette, par égard pour lui, de réaliser la station des Véridiques. Allâhumma Âmîn.

Louange à Allâh Le Seigneur des Univers.

 

Al Muwahhidûn.

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