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Les ajouts et suppressions de chapitres dans la Bible par les théologiens chrétiens et la faiblesse de ce livre (Rahmatu Llâh Al Hindî)

1 Décembre 2011, 15:52pm

Publié par at-tawhid.net

 

 

Al Imâm Muhammad Ur Rahmatu Llâh Al Hindî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

« Cher lecteur, sache que 8 livres de l'Ancien Testament étaient rejetés par les Chrétiens comme apocryphes jusqu'en 324 de l'ère chrétienne. Il s'agit de :
 

 

    1. Esther,

     2. Baruch,

    3. Tobie,

    4. Judith,

     5. La Sagesse,

    6. L'Ecclésiastique,

    7 et 8. les deux livres des Machabées.


En 325, l'Empereur Constantin convoqua un Concile à Nicée pour émettre une décision concernant ces livres, et après la plus mûre considération, il fut jugé qu'il fallait admettre le livre de Judith tandis que les autres livres restèrent à l'état d'apocryphes. Ce fait résulte de l'introduction dont Jérôme a fait précéder le livre. Il y eut ensuite le Concile de Laodicée qui se réunit en l'an 364, et les théologiens qui y assistèrent admirent les conclusions du Concile antécédent à l'égard du livre de Judith, et y ajoutèrent le livre d'Esther, décision qui fut notifié par des lettres encycliques.

En 367 il y eut le Concile de Carthage, auquel assistèrent 127 des plus grands théologiens et des plus distingués docteurs de l'époque, parmi lesquels se trouvait l'illustre Augustin, qui passe chez tous les chrétiens pour le plus éminent prélat de son temps. Ce Concile admit les décisions des deux précédents, et, en outre, reconnut la canonicité des autres livres, mais considéra le livre de Baruch comme faisant partie du livre de Jérémie, parce que Baruch était comme un vicaire de Jérémie ; par conséquent ce livre en fut pas porté séparément dans la liste des livres canoniques.

Il y eut ensuite trois autres Conciles, à Trullo, à Florence et à Trente, qui confirmèrent les décisions des trois Conciles précédents, et ainsi ces livres furent reconnus comme canoniques par la généralité des chrétiens pendant 1200 ans. Vint ensuite la secte protestante qui rejeta les décisions des Conciles à l'égard des livres de Baruch, Tobie, Judith, La Sagesse, L'Ecclésiastique et les Macchabées, et décida que ces livres devaient être retirés de la liste des livres canoniques ; et du livre d'Esther, les 9 premiers chapitres et 3 versets du 10ème chapitre furent admis comme canoniques, et 10 versets de ce chapitre, ainsi que 6 chapitres restants, furent rejetés comme apocryphes. Pour cela, les protestants se basent sur cela :
 

 

    1. Sur ce que l'historien Eusèbe a dit dans le chapitre 22 du 4ème livre de son histoire comme quoi ces livres sont altérés, particulièrement les deux livres des Macchabées ;

     2. Sur ce que les hébreux ne les considèrent pas comme inspirés. Cependant l'Église catholique, qui compte beaucoup plus de partisans que le protestantisme, admet ces livres et croit à leur inspiration. Ils font partie de la Vulgate, qui est tenue en grande estime par les catholiques, et forme la base de leur religion et de leur croyance.


Comme on le voit, des livres qui, pendant 324 ans, avaient été considérés comme corrompus et non divinement inspirés, furent ensuite déclarés canoniques par les nombreux Conciles qui se sont succédés, et admis au nombre des livres bien inspirés par des milliers de théologiens chrétiens ainsi que par l'Église catholique qui, jusqu'à ce jour, les conserve dans son canon. Cela démontre que l'opinion des premiers chrétiens n'a aucune valeur. Il y a là d'ailleurs un argument d'une importance capitale pour les adversaires du christianisme. Les premiers chrétiens admettant comme canoniques des livres dont le texte est altéré et peu authentique ont donné preuve d'une telle faiblesse de sens critique qu'il est alors permis de supposer que les Évangiles, acceptés par eux et transmis à leur postérité, ne sont que les ouvrages apocryphes qui avaient cours en leur temps. Les chrétiens des premiers siècles croyaient en effet à l'authenticité de la version grecque et à la corruption du texte hébraïque, qui aurait été falsifié selon eux en 130 de l'ère chrétienne par les juifs. Malgré cela, l'Église grecque et les Églises orientales continuent de croire à l'authenticité de ce texte.

D'autre part, les protestants renversent la question et disent de la version grecque ce que les grecs disent du texte hébraïque. De son côté, l'Église romaine soutient que la Vulgate latine est le seul texte digne de foi, ce qui est démontré comme étant faux par les protestants. Voici ce que dit Horne dans son introduction : « De nombreuses altérations ont été introduites dans la version latine du 5ème au 15ème siècle. » ; et plus loin : « Il ne faut pas oublier qu'il n'y a point de texte aussi corrompu que celui de la version latine. Les copistes ont souvent transposé des versets entiers et confondu les notes marginales avec le texte. » Si une traduction, aussi généralement connue et adoptée que la version latine, a pu subir de telles altérations, comment espérer que le texte original, qui n'était pas aussi connu, se soit conservé dans son intégralité ? Il est bien probable que ceux qui ont falsifié la traduction aient, pour se garantir, falsifié aussi l'original.

Enfin, je ne comprends pas que les théologiens protestants n'aient rejeté qu'une partie du livre d'Esther alors que ce livre ne mentionne pas une seule fois le Nom de Dieu et qu'il ne fait aucune allusion à Ses Attributs et à aucune de Ses lois. De plus, l'auteur en est absolument inconnu et les commentateurs de l'Ancien Testament l'attribuent, uniquement par simple supposition, à l'un des théologiens du Temple qui se sont succédés d'Esdras à Siméon. Philon l'attribue à Joachim fils de Josué, qui retourna à Babylone après la captivité, et Augustin à Esdras lui-même. D'autres encore l'attribuent à Mardochée ; quelques-uns disent qu'il fut composé à la fois par Mardochée et par Esther. On lit aussi dans le Catholic Herald : « Méliton n'a pas porté ce livre dans sa liste des livres canoniques dont parle Eusèbe, Grégoire de Nazianze donne dans ses poèmes les noms des livres authentiques de l'Écriture mais ne fait aucune mention de celui d'Esther ; Amphiloque (m.396 E.C), dans les vers adressés à Séléucus, semble douter de l'authenticité de ce livre ; Athanase, quant à lui, dans sa 39ème Épître, parle avec dédain du livre d'Esther. ». »

Fin de citation.

Source : Izhar Ul Haqq de l'Imâm Muhammad Ur Rahmatu Llâh Al Hindî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).

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