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Les rapports parents/enfants en Islâm (Ibn 'Abd Il Barr)

2 Janvier 2012, 15:45pm

Publié par at-tawhid.net

Al Imâm Abû 'Umar Ibn 'Abd Il Barr An Namarî Al Qurtubî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

« Être bon avec ses parents est un devoir de première importance, mais c'est une chose aisée si Allâh facilite.

 

Être bon envers eux signifie faire preuve d'humilité, parler avec douceur, avoir un regard affectueux et respectueux, ne pas élever la voix si ce n'est pour être audible, leur permettre de jouir de nos biens et ne donner la préséance à personne d'autre qu'eux concernant notre nourriture et notre boisson.

 

On ne doit pas devancer son père lorsqu'on marche à ses côtés, ni parler avant lui en sa présence lorsqu'il sait que celui-ci est plus en droit de le faire.

 

On doit éviter leur colère autant que possible et faire de son mieux afin de les satisfaire. En effet, les rendre heureux est l'une des actions les plus méritoires. On se doit de répondre au plus vite lorsque l'un d'entre eux ou les deux nous appellent. Si l'on est en train de faire une prière surérogatoire (an nafîlah), on devra la terminer rapidement afin de répondre au plus vite à leur appel. Et on ne s'adresse à ses parents qu'en utilisant les meilleures paroles.

 

Ceci dit, les parents ont également le devoir d'aider leurs enfants à être bons envers eux, ceci en étant doux envers eux et en les soutenant financièrement. En effet, si les gens parviennent à obéir à Allâh et à accomplir Ses obligations, c'est bien parce qu'Il les aide à le faire [1]. »

 

Fin de citation.

 

Source : Kitâb Ul Kâfî de l'Imâm Abû 'Umar Ibn 'Abd Il Barr An Namarî Al Qurtubî (qu'Allâh lui fasse miséricorde).

Note :

 

[1] Force est de constater aujourd'hui que nombreuses sont les personnes insistant sur les devoirs des enfants envers leurs parents tout en occultant totalement les devoirs des parents vis-à-vis de leurs enfants. Cependant, l'Islâm insista sur les deux points et chacun des deux parties doit respecter les droits de l'autre. Car on ne peut demander l'obéissance à quelqu'un si on le prive de ses droits et que l'on fasse preuve d'injustice à son égard.


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