at-tawhid.net

Les types de bijoux imposables ou non (Ad Dâraqutnî, Abû Dâwud, Ad Dardîr...)

13 Novembre 2012, 15:21pm

Publié par at-tawhid.net

Al Hâfiz Abul Hasan Ad Dâraqutnî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta d'après Sayyidunâ Jâbir Al Ansârî que le Messager d'Allâh (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : « Il n'y a pas de zakâh sur les bijoux. »

 

Et Al HâfizAbû Dâwud As Sijistânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta également d'après ‘Amr Ibn Shu‘ayb(qu'Allâh lui fasse miséricorde) qui rapporta de son père qui rapporta de son grand-père qu’une femme est venue voir le Messager dAllâh (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui)accompagnée de sa fille qui portait à ses poignets des bracelets en or. Il lui a alors dit : « Donnes-tu la zakâh sur cela ? » Elle répondit : « Non ». Il dit : « Aimerais-tu qu’Allâh en fasse deux bracelets de feu le jour de la résurrection ? »Elle les retira alors et les jeta devant le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui)et dit : « Ils sont pour Allâh et Son Envoyé. »

 

Si ces deux ahâdîth peuvent apparaître contradictoires, ils ne le sont en fait pas du tout, le second complétant le premier.

 

C'est ainsi que l'Imâm Ahmad Ad Dardîr (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit dans son commentaire du Mukhtasar Khalîl (les paroles de l'Imâm Khalîl Ibn Ishâq étant entre crochets) : « [Et] il n’y a pas de zakâh sur [les bijoux (compris ici au sens de tous les objets précieux composés d’or et d’argent)] qu’il est permis de posséder, même pour un homme, [même s’ils sont cassés tant qu’ils ne sont pas réduits en miettes] car s’ils sont réduit en poudre d’une manière qui ne permet plus de les restaurer sauf en les fondant, on aura à en donner la zakâh en comptant le hawl à partir du moment où ils ont été réduits en poudre car ils seront alors comme les morceaux d’or [et] que sa condition est [qu’il n’a pas l’intention de ne pas les réparer ou qu’ils] c’est-à-dire les bijoux permis en question [soient à un homme] qui les a pris pour lui-même comme une bague (en argent) ou un nez (en or) […] ou pour qui il est permis de les porter comme sa femme, sa fille, son esclave qui sont présentes avec lui effectivement et qui sont aptes à se parer car elles sont grandes. S’il les prend pour des personnes qui existeront dans le futur ou pour celles qui seront aptes à les porter plus tard car elles sont pour l’instant petites, ils seront sujettes à la zakâh [ou] qui les a pris afin de [les louer] ou de les prêter, il n’y aura alors pas de zakâh [sauf ceux qui sont interdits] comme les récipients (en or et en argent) [ou mis de côté en cas de coup dur] qui surviendrait dans le futur, il y aura donc dans cela la zakâh, [ou une dot] pour celle qu’il veut épouser [ou] qu’il ait l’intention [d’en faire du commerce] […] il y aura alors la zakâh. » [Sharh Ul Kabîr].

 

Précisons que dans tous les cas évoqués, c’est le poids en or ou en argent de ces objets qui déterminera le montant de la zakâh à verser, et non leur valeur, même si les objets, à cause du travail d’orfèvrerie qu’ils impliquent, avaient une valeur marchande beaucoup plus élevée que leur simple poids.

 

Al Imâm Ahmad Ad Dardîr (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit ainsi : « [Et] il n’y a pas de zakâh sur la valeur [de la gravure (des pièces), de l’orfèvrerie (des bijoux) et de la qualité (du métal)] comme celui qui aura quinze dînâr (c’est-à-dire environ 64 grammes d’or) qui auront la même valeur d’un nisâb à cause de la gravure, de l’orfèvrerie ou de la qualité du métal, et de même celui qui aura un nisâb de ce qu’on a évoqué qui aura une valeur supérieure, il n’y aura pas de zakâh à donner dans le surplus. » [SharhUl Kabîr].

 

Wa Llâhu a'lam.


Commenter cet article