Partager l'article ! Sûrah 2 - Âyah 18 (Sayyidunâ Ibn Mas'ûd, At Tabarî, Qatâdah...): Allâh (qu'Il soit exalté) a dit : « Sourds, m ...
Allâh (qu'Il soit exalté) a dit :
« Sourds, muets et aveugles, ils ne reviennent pas »
[Sûrah 2 - Âyah 18]
Commentaire :
A l'instar des précédents versets, ce verset fustige lui aussi les hypocrites.
« Sourds, muets et aveugles »
Al Imâm Muhammad Ibn Jarîr At Tabarî (qu'Allâh
lui fasse miséricorde) a dit sur ce passage : « En réalité, ils restent sourds à l'égard de la guidée et de la vérité, car l'état d'abandon dans lequel
Allâh les a laissés ne leur permet pas de les entendre ; ils sont muets car ils ne parlent pas selon elles et sont aussi aveugles car ils ne les aperçoivent pas. » [Al Jâmi' Ul Bayân fî Tafsîr Il Qur°ân].
Et Al Imâm Qatâdah Al Basrî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Sourds à la vérité, ils ne
l'entendent point ; aveugles à la vérité, ils ne la voient point ; muets à l'égard de la vérité, ils n'en parlent point. »
Quant à l'Imâm Ismâ'îl Ibn Kathîr (qu'Allâh lui fasse miséricorde), il a dit : « « Sourds » et ne peuvent entendre les bons conseils ; « muets » et ne parlent pas des choses qui leurs seraient bénéfiques ; « et aveugles » et se trouvent ainsi dans les ténèbres et l'égarement. » [Tafsîr Ul Qur°ân Il 'Azîm].
« Ils ne reviennent pas »
Sayyidunâ 'Abdu Llâh Ibn Mas'ûd (qu'Allâh l'agrée) a dit sur ce passage : « Et ils ne reviennent pas à l'Islâm. »
Al Imâm Qatâdah Al Basrî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Et
Ils ne se repentent pas et ne se souviennent pas. »
Et Al Imâm Ismâ'îl Ibn Kathîr (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Allâh a dit aussi : « Car ce ne
sont pas les yeux qui s'aveuglent, mais, ce sont les cœurs dans les poitrines qui s'aveuglent » [Sûrah 22 - Âyah 46]. Et c'est pourquoi ils ne
peuvent revenir à l'état de guidée dans lequel ils se trouvaient auparavant, car ils l'ont troqué contre l'égarement. » [Tafsîr Ul Qur°ân Il
'Azîm].
Nous conclurons cet article à travers les paroles se trouvant dans le Tafsîr Al Muntakhab dans lequel il est écrit : « Ceux-là sont semblables aux sourds, car ils ont perdu tout usage de l'ouïe puisqu'ils n'écoutent pas la vérité avec une oreille attentive. De plus, ils sont comme des sourds-muets car ils ne prononcent ni la vérité, nie ce qui est susceptible de guider autrui. Et ils sont également semblables à ceux qui ont perdu la vue puisqu'ils n'en tirent aucun profit : ni en profitant de la leçon, ni en évitant le châtiment. Ainsi, ils restent dans leur égarement. »
Al Muwahhidûn.